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Sous la ville nabatéenne et romaine, qui couvre environ 90 hectares, il faut imaginer l’existence d’établissements de taille modeste qui n’ont occupé que des parties infimes de la ville que nous connaissons.

Vestiges du néolithique et de l'Âge du bronze

Différentes implantations humaines ont été repérées : campements néolithiques sous les thermes du Sud et sous la cathédrale de l’Est, petit site du IIIe millénaire avant l’ère chrétienne (époque du Bronze ancien) à l’est de l’arc nabatéen, autre petit site de la fin du IIIe/début du IIe millénaire au nord-ouest de la ville romaine.

C’est à la période du Bronze moyen que les choses changent. En effet, ce n’est qu’à partir du IIe millénaire avant l’ère chrétienne que l’on peut parler de la « ville » de Bosra. Les textes égyptiens de cette période, textes d’exécration — listes de Thoutmès III —, lettres de Tell el-Amarna, mentionnent des noms de cités princières parmi lesquels on a reconnu depuis longtemps le nom de Bosra. Les fouilles menées au début des années 1980 par H. Seeden et l’Université américaine de Beyrouth au nord-ouest de la ville et celles menées par F. Braemer qui ont exploré le rempart Sud-Ouest en 2001, ont confirmé pleinement qu’une cité existait là au IIe millénaire de manière presque continue.

Un tell à Bosra ?

Cette cité est aujourd’hui enfouie dans les petits « tells », collines artificielles qui forment à l’ouest de la ville romaine une silhouette oblongue couvrant une vingtaine d’hectares. Il faut, pour l’imaginer, longer la ligne des remparts qui l’entouraient dès le deuxième quart du IIe millénaire. Cette ligne de fortification a été conservée par la suite et les murailles ont été reconstruites sur le même tracé à la période nabatéenne, puis à la période byzantine. Le rempart de Bosra est datable dans sa forme d’origine du Bronze moyen II et construit en appareil polygonal cyclopéen sans doute après le XVIIIe siècle avant l’ère chrétienne. Ce type de rempart monumental confirme l’importance du site de Bosra pour cette période. Bosra est alors le plus grand site fortifié de la région.