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  • Le fleuve Euphrate et ses divers bras

Babylone est située sur l’un des bras du fleuve Euphrate (buranun en sumérien et purattum en akkadien), qui coule sur 2850 km.

Le cours de l'Euphrate

Il prend sa source au nord du lac de Van dans les montagnes d’Arménie, et après plusieurs changements d’orientation, il se retrouve très proche du fleuve Tigre à son entrée en Babylonie.

Le cours de l’Euphrate s’infléchit alors une dernière fois pour couler vers le sud, en se divisant en plusieurs branches, avant de se perdre dans les marécages. Ses eaux se mêlent alors à celle du Tigre et rejoignent le golfe Persique.

Sur tout son cours mésopotamien, l’Euphrate reçoit deux affluents réguliers : le Balih et le Habur. Le régime du fleuve connaît une crue spectaculaire au printemps (avril-mai), liée à la fonte massive des neiges dans les montagnes de l’est anatolien. 

Les bras de l'Euphrate

L’Euphrate se divise en plusieurs branches. La première passe par Nippur – appelée « Euphrate de Nippur » – et se poursuit par le Nar-sharri (« canal du roi »), reliant les villes de Nippur et d’Uruk. La deuxième, appelée Arahtu, traverse la ville de Babylone. Une branche ouest, le Pallukkatu, quitte la rivière principale au nord de Sippar et apporte de l’eau à l’ouest de Borsippa, où elle approvisionne la région des marais. En outre, les branches de l’Euphrate se subdivisent elles-mêmes en canaux. Ainsi dans Babylone, on trouve plusieurs canaux, comme le Libil-hegalla, situé au sud du complexe palatial. 

La maîtrise de l'Euphrate

Les souverains babyloniens ont tenté de maîtriser le cours de l’Euphrate, et surtout de le maintenir dans son lit durant ses crues spectaculaires. Cependant, il est admis que la topographie interne de Babylone a subi un profond changement à l’époque perse. Hérodote raconte dans ses Histoires qu’au Ve siècle av. J.-C., le fleuve divise toujours Babylone en deux parties, mais que le palais royal et le « temple de Zeus-Bel » se trouvent alors sur deux rives différentes. Il est admis que l’Euphrate a quitté son lit vers le milieu du Ve siècle.

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