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  • L’archéologie, reflet d’une boucherie sans nom

« Non, votre martyre n'est pas fini, mes camarades, et le fer vous blessera encore quand la bêche du paysan fouillera votre tombe. » Roland Dorgelès, Artois, 1915.

Nombre des soldats tués lors de ce conflit n’ont pas de sépulture connue. Chaque année, plus d’une dizaine de corps de combattants sont ainsi retrouvés par les archéologues. Alors même que la Grande Guerre est le premier conflit où l’on essaiera de donner une sépulture individuelle et d’identifier les défunts, l’importance des pertes rendront ces efforts dérisoires. Confrontés à la « gestion » de cette effroyable boucherie, les belligérants seront dépassés par les événements et l’imprécision des statistiques des morts, disparus, blessés en est le reflet le plus flagrant, un siècle plus tard.