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Le musée des Antiquités de Rouen : une pensée encyclopédique
Le musée a été fondé en 1831 pour sauvegarder des fragments de monuments, d'objets d'art et d'archéologie du département de Seine-Inférieure, révélés notamment par les fouilles du théâtre antique de Lillebonne. Il s’est installé dans l'ancien couvent de la Visitation Sainte-Marie (17e siècle).
Sa création est étroitement liée à celle de la Commission départementale des Antiquités de Seine-Inférieure et de ses travaux précurseurs menés sur le territoire (1818). Héritier des traditions encyclopédiques du 18e et antiquaire du 19e siècle, le musée s’est enrichi, sous l’impulsion de ses conservateurs successifs, de collections extra-locales. Il rassemble ainsi des pièces exceptionnelles, de l'Antiquité à la Renaissance, représentant à la fois les productions régionales (verreries, céramiques, sculptures, etc.) et des cultures plus lointaines (Mésopotamie, Égypte, Grèce, Carthage, Italie antiques).
© Yohann Deslandes, Réunion des musées métropolitains
Le projet Beauvoisine : pour une histoire naturelle et culturelle du territoire
Le Muséum d'Histoire Naturelle et le musée des Antiquités de Rouen sont concernés par un vaste projet de rénovation architecturale et muséographique, pour fusionner vers un équipement unique et innovant dont l’ouverture est prévue à l’horizon 2028.
Le futur musée Beauvoisine proposera une relecture des collections d’archéologie et de sciences naturelles à travers un parcours unique racontant l’histoire naturelle et culturelle du bassin rouennais. La collection orientale sera notamment présentée dans la section consacrée à l’histoire des collections, à travers la personnalité de l’archéologue rouennais Henri de Genouillac (1881-1940).
© Cliché Ellebé, Réunion des musées métropolitains
Vitrine des antiquités orientales au musée des Antiquités de Rouen en 1962.
© Cliché Ellebé, Réunion des musées métropolitains
La collection d’antiquités orientales du musée des Antiquités de Rouen
Fruit du legs de l’abbé Henri de Genouillac (1881-1940) en 1941, la collection orientale du musée des Antiquités de Rouen comporte environ 650 pièces. Elle est complétée en 2017 par le don de Michel de Genouillac, son neveu et filleul, qui conservait encore dans la demeure familiale une partie de ce même cabinet.
© Documentation musée des Antiquités de Rouen, Fi. 2017.1.0002
Il s’agit essentiellement de sa collection personnelle, une collection d’étude et de travail qu’il constitua au cours de ses différentes missions archéologiques en Orient. Au sein de celle-ci, la glyptique et les documents épigraphiques constituent la part la plus importante : 113 sceaux-cylindres et cachets, 5 empreintes, 189 tablettes et/ou enveloppes inscrites et 9 clous de fondation. Elle reflète son goût pour l’épigraphie et notamment pour la période sumérienne dont il était spécialiste.
Informations pratiques
Musée des Antiquités de Rouen
198 rue Beauvoisine
76000 Rouen
Site internet : museedesantiquites.fr