Gravettien

Culture succédant à l’Aurignacien (entre 34 000 et 25 000 ans environ) et qui tire son nom du site de la Gravette (Dordogne). Sa vaste extension paneuropéenne est remarquable. Cette culture apparaît lors d’une oscillation climatique tempérée de la dernière glaciation et se développe durant le Pléniglaciaire supérieur en maintenant une cohérence générale. Le Gravettien est subdivisé en plusieurs stades caractérisés par des équipements techniques parfois différenciés (pointes de la Gravette, pointes à soie de la Font-Robert, burins de Noailles, pointes de sagaies d’Isturitz, etc.). À la fin du Gravettien, les assemblages industriels deviennent de plus en plus hétérogènes et l’industrie osseuse est abondante et diversifiée. Les sépultures paléolithiques les plus nombreuses, les mieux conservées et les plus spectaculaires sont gravettiennes. La parure et l’art mobilier (statuettes féminines notamment) sont très développés, quant à l’art pariétal, il est représenté par de nombreuses grottes où le thème des mains négatives est dominant.

Magdalénien

Culture multiforme d’extension chronologique (21 000-14 000) et géographique (Europe centrale et occidentale) très importante à la fin du Paléolithique récent. Elle tire son nom de l’abri de la Madeleine (Dordogne). Les traits majeurs du Magdalénien, qui se développe durant le dernier Pléniglaciaire, sont l’utilisation intense des matières dures animales pour la fabrication des outils et des armes, la richesse de l’industrie lithique façonnée sur lame et éclats minces et le développement sans précédent de la parure, de l’art mobilier et de l’art pariétal. Les groupes magdaléniens montrent d’abord une très grande mobilité et une forte adaptabilité à leur environnement. Vers la fin du Magdalénien, une régionalisation culturelle s’affirme en conséquence d’une sédentarisation progressive de certains groupes.

Solutréen

Culture parfaitement circonscrite dans le temps (26 500-23 000) et l’espace (du Bassin parisien au Portugal), le Solutréen tire son nom du site de Solutré (Saône-et-Loire). Cette culture, subdivisée en quatre stades évolutifs, se développe entre les deux derniers maximums de froid du dernier Glaciaire. Sur le plan technologique et typologique, outre les types d’outils communs du Paléolithique récent, le Solutréen se définit par des équipements lithiques façonnés sur des silex souvent d’excellente qualité, par retouches plates, étroites, à bords parallèles et envahissante sur une ou sur les deux faces de lames et d’éclats longs et minces. En fonction des stades évolutifs, les outils les plus typiques sont les pointes à face plane, les feuilles de laurier, les feuilles de saule et les pointes à cran. Dans le domaine de l’industrie osseuse, les solutréens inventent l’aiguille à chas et le propulseur. L’art mobilier solutréen n’est pas très dense. L’art pariétal est mieux représenté par quelques abris sculptés (Roc-de-Sers et Fourneau du Diable) et par des grottes ornées en Ardèche et dans la région cantabrique. Les Solutréens semblent avoir également inventé l’art de la sculpture monumentale.