Restitution architecturale du secteur de la "Ville Sud" d'Ougarit

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Coupe réalisée par O. Callot (1994)
Mise en couleur : E. Croidieu
Conception : V. Matoïan
 

© Mission archéologique de Ras Shamra

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L’âne, un animal de bât par excellence
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Les ânes sont mentionnés dans la documentation textuelle d’Ougarit. Ils font partie des biens attachés à la propriété patrimoniale et apparaissent aussi comme les bêtes de somme utilisées dans les caravanes marchandes. Des bordereaux administratifs nous renseignent sur leur nourriture, à base d’orge.

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Le rez-de-chaussée et les étages
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Sur l’ensemble du site de Ras Shamra, l’exploration archéologique n’a livré que les vestiges des rez-de-chaussée de l’habitat. Le plus souvent, les murs sont conservés sur une hauteur d’environ 1 m. L’existence d’étage(s) est attestée par la présence d’escaliers, présents dans la plupart des édifices. Les restitutions architecturales proposées par l’architecte Olivier Callot montrent des habitations qui se développent le plus souvent sur deux niveaux, un rez-de-chaussée et un premier étage, souvent surmonté d’une terrasse.

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Les escaliers
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Dans la plupart des maisons fouillées, les vestiges d’un escalier ont donc été retrouvés. Comme pour les murs, la pierre et le bois sont utilisés pour leur construction. Plusieurs types sont connus : à une volée, à deux volées parallèles ou encore à trois volées. Ces escaliers sont aménagés dans des cages, presque toujours situées dans le vestibule d’entrée de la demeure.

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Vestiges in situ de la première volée de marches en pierre de taille d’un escalier, « Résidence Nord », Ougarit (© Mission de Ras Shamra).

Des puits à demeure
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La vie d’un établissement urbain, dans une région au climat méditerranéen typique, est conditionnée par son approvisionnement en eau. L’environnement d’Ougarit est en ce sens très favorable puisque la nappe phréatique y est facilement accessible.

Des aménagements hydrauliques témoignent de la qualité de vie des Ougaritains. De très nombreux puits construits en pierre ont été retrouvés dans les maisons, certains étant mitoyens. L’eau de la nappe phréatique superficielle constitue une source d’apports en eau importante pour les habitants de la cité. À trois exceptions près, tous les puits ont été retrouvés comblés.

 

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Deux exemples de puits de la « Ville Sud » d’Ougarit (© Mission de Ras Shamra).