© Mission archéologique de Ras Shamra
© Mission archéologique de Ras Shamra
Explorer le site : Ougarit
Les ânes sont mentionnés dans la documentation textuelle d’Ougarit. Ils font partie des biens attachés à la propriété patrimoniale et apparaissent aussi comme les bêtes de somme utilisées dans les caravanes marchandes. Des bordereaux administratifs nous renseignent sur leur nourriture, à base d’orge.
Sur l’ensemble du site de Ras Shamra, l’exploration archéologique n’a livré que les vestiges des rez-de-chaussée de l’habitat. Le plus souvent, les murs sont conservés sur une hauteur d’environ 1 m. L’existence d’étage(s) est attestée par la présence d’escaliers, présents dans la plupart des édifices. Les restitutions architecturales proposées par l’architecte Olivier Callot montrent des habitations qui se développent le plus souvent sur deux niveaux, un rez-de-chaussée et un premier étage, souvent surmonté d’une terrasse.
Dans la plupart des maisons fouillées, les vestiges d’un escalier ont donc été retrouvés. Comme pour les murs, la pierre et le bois sont utilisés pour leur construction. Plusieurs types sont connus : à une volée, à deux volées parallèles ou encore à trois volées. Ces escaliers sont aménagés dans des cages, presque toujours situées dans le vestibule d’entrée de la demeure.
La vie d’un établissement urbain, dans une région au climat méditerranéen typique, est conditionnée par son approvisionnement en eau. L’environnement d’Ougarit est en ce sens très favorable puisque la nappe phréatique y est facilement accessible.
Des aménagements hydrauliques témoignent de la qualité de vie des Ougaritains. De très nombreux puits construits en pierre ont été retrouvés dans les maisons, certains étant mitoyens. L’eau de la nappe phréatique superficielle constitue une source d’apports en eau importante pour les habitants de la cité. À trois exceptions près, tous les puits ont été retrouvés comblés.