La stèle est acquise par le fondateur du musée de Cannes, le chevalier Lycklama a Nijeholt, lors de son voyage en Orient entre 1866 et 1868. Le terme kudurru renvoie aux documents en rapport avec la vente et l’acquisition de terres, qui sont rédigés soit sur des tablettes soit sur une stèle en pierre. Les plus anciens datent du 3e millénaire avant J.-C., mais ils sont de nouveau utilisés pendant la période dite "kassite", entre le 16e siècle et le 12e siècle avant J.-C.
Traduction de 2021 proposée par Adel Oubraham, doctorant à l’Ecole du Louvre :
(1) et la divinité Bau (2) [et] les divinités des limites du kudurru (3) ou de cette pierre, (4) qu’ils fassent disparaitre son nom, (5) son kudurru, (6) qu’ils le tordent, (7) sa semence qu’ils la terminent, (8) sa progéniture qu’ils la suppriment. (9) D’une malédiction, (10) désastreuse, (11) maléfique, (12) [et] meurtrière (13) qu’ils le maudissent. (14) Avec colère (15) qu’ils le regardent. (16) Que le tabou en sa ville, (17) Soit placé sur lui.
Irak ; 12e siècle avant J.-C. (période dite "kassite").
Granite (?) noir ; H. 17, l. 15, ép. 4 cm
Donation du chevalier Lycklama a Nijeholt, 1877. Musée des Explorations du monde, Cannes, inv. 2013.0.25.
© Musée des Explorations du monde, Cannes / Olivier Calvel
© Musée des Explorations du monde, Cannes / Olivier Calvel
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