En Mésopotamie, on enterrait dans les fondations, enfouissait sous les portes ou incluait dans les murs, des documents de commémoration, dont certains pouvaient prendre la forme d'un clou. Les clous de fondation étaient à la fois censés faire durer la construction, contenir dans le sous-sol les esprits maléfiques qui pourraient en sortir et assurer la postérité du nom du commanditaire et de son acte de piété.
Traduction de l’inscription proposée en 2021 par Adel Oubraham, doctorant à l’Ecole du Louvre :
(1) A Nanše, (2) maîtresse puissante, (3) maîtresse des frontières, (4) sa maîtresse, (5) Šulgi, (6) [homme fort, (7) roi d’Ur (8) roi de Sumer et Akkad], (9) son temple aimé, (10) il a construit pour elle
Irak ; 2094-2047 avant J.-C. (règne de Shulgi, période dite de la "Troisième dynastie d'Ur")
Bronze ; H. 26, l. 7,2, ép. 5,2 cm
Dépôt du département des Antiquités orientales du musée du Louvre au musée des Explorations du monde, Cannes. Ancienne collection Damien, inv. AO 30208.
© Musée des Explorations du monde, Cannes / Olivier Calvel
© Musée des Explorations du monde, Cannes / Olivier Calvel
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